Cancers viro-induits chez le transplanté

Le risque de développer un cancer après transplantation d’organe est augmenté. Les antécédents familiaux et personnels du receveur ainsi que les facteurs de risque classiques connus de la population générale chez le receveur sont très importants à prendre en compte mais cette augmentation d’incidence est en très grande partie liée aux traitements immunosuppresseurs administrés pour prévenir le rejet de greffe.
L’incidence globale de cancers dans la population des transplantés rénaux varie, en fonction des études, des populations étudiées et de la durée du suivi, de 2,3 à 31%.
Chez les receveurs transplantés depuis moins de 3 ans l’incidence est de 7,4% (en excluant les cancers cutanés) et passe pour les patients transplantés depuis plus de 20 ans entre 35 et 50 %.
Au delà de 30 années de transplantation, dans le registre de l’ANZDATA, 75 % des receveurs présentent au moins un cancer cutané et 33% un cancer profond.

Date de dernière mise à jour : 01/03/2018

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